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Les soieries lyonnaises Lyon et la soie

Le développement de la soie à Lyon

 Avant le XVème siècle, Lyon est simplement un lieu de transit du commerce de la soie. Mais, idéalement situé entre la Provence  d’où provient la matière première (les magnaneries de Provence) et l’ Italie, pays producteur de soierie et d’étoffes, elle se dote finalement de sa propre manufacture au XVIème siècle grâce à François Ier qui accorde à la ville les privilèges nécessaires. C’est ainsi que la la Fabrique lyonnaise voit le jour.

 

Devenant très vite, le centre du commerce de la soie en France, ce n’est pas seulement la ville qui prospère mais c’est toute l’économie rhodanienne qui profite de cette manne. De la teinture de la soie, à la production et à la vente, tout est réalisé en région (entreprises de tissage, pannage, décreusage, étuvage, apprêtage, confection ..)
L’apogée de la Fabrique est réellement le XVIIIème et le XIXème siècle. Les étoffes lyonnaises  sont portées par la haute bourgeoisie à la cour du Roi de France puis de l’Empereur Bonaparte. De grandes commandes sont passés aux marchand-fabricants lyonnais pour décorer les palais parisiens, comme par exemple la commande réalisé par Mr Pernon en 1802 pour la salle du trône de Versailles.
Parallèlement à cette activité, d’autres métiers d’arts se développent notamment le tissage et la broderie sur soie ou au fil d’or. Des dessinateurs talentueux comme Philippe de Lasalle réalisent des motifs servant de modèles aux impressions ou aux broderies lyonnaises. Certaines de ces œuvres sont visible au mtmad (musée des tissus et des arts décoratifs) de Lyon. 
Le métier Jacquard inventé à Lyon industrialise le procédé de fabrication du tissage. Cette invention va donner son identité architecturale à la Croix-Rousse par la nécessité de construire des ateliers-logements hauts de plafonds et très ouverts à la lumière pour accueillir les hauts métiers. A l’apogée du secteur en 1873, on compte dans la région plus de 115 000 métiers à tisser, la plupart restant manuel. C’est véritablement dans les années 1920 que les métiers se mécanisent; on ne compte plus que  5 400 métiers manuels en 1924.  

Aujourd’hui dans la bassin rhodanien 

 

Les marques d’aujourd’hui et la préservation du savoir-faire

L’industrie textile en Rhône-Alpes perdure encore. De la mousseline au twill ou au velours, les différentes qualités de soies sont encore toutes travaillés. Mais beaucoup d’entreprises artisanales ou industrielles se sont aussi diversifiées dans les tissus techniques pour l’aéronautique, l’électronique ou le secteur de la santé. De la restauration des soieries anciennes aux réalisations pour la Haute Couture, quelques entreprises rhodaniennes maintiennent ce savoir-faire du Made in France.
Ayant son atelier dans la Loire, l’entreprise Daniel Vial présente et vend ses créations lors des différents salons de l’artisanat ou des métiers d’arts ayant lieux en France. Nous avons échangés avec eux lors de la fête de la création et des métiers d’arts au Château de Saint Jean de Beauregard en Essonne.  
Il est possible de dénicher quelques boutiques authentiques produisant encore leurs propres collections comme L’atelier de Soierie à Lyon que nous sommes allés rencontrer. 
D’autres villes de la région comme Charlieu ont aussi maintenus leur savoir-faire tour en se modernisant : Létol, manufacture d’étoffe perdurant le tissage roannais.
Certaines ont choisi de transformer les anciennes manufactures de tissage en musées et de faire des démonstrations, comme c’est la cas dans la Bresse à Jujurieux: Musée des Soieries Bonnet.
Une seule usine française mouline encore les cocons de soie, en Ardèche, qui sont tissés puis lavés au savon de Marseille pour rendre le tissu brillant, souple et soyeux. Entre l’Ardèche et le Gard, plusieurs lieux autour de la soie sont ouvert au public notamment le musée magnanerie de Lagorce et le musée du mas Daudet.

 

La présence d’Hermès en Rhône-Alpes

En 1937 Hermès lance son premier carré de soie représentant le « chic à la française ». Ils sont aujourd’hui fabriqués principalement en région Rhone-Alpes où la tradition du travail de la soie a perduré jusqu’à présent :  à Bourgoin-Jailleu pour le dessin et la confection, au cœur de l’Isère ou à Pierre-Bénite en ce qui concerne l’impression, le tissage proche de Roanne ou encore la relocalisation d’une partie du roulottage des carrées (couture et pli des ourlets roulés)  de Madagascar dans les Monts du Lyonnais  en 2012.

 

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Sources : Patrimoine Lyon.org, Soieries Vivantes, L’Express Styles, Wikipédia,Marie-Claire, usinenouvelle.com, Lesechos.fr,